Deux membres du Conseil scientifique de Sauvons le Climat, Georges Sapy pour la partie technique et Henri Prévot pour la partie économique, ont combiné leurs connaissances pour comparer le plus objectivement possible deux mix électriques décarbonés, l’un dit « 100 % renouvelables » nécessitant un apport d’hydrogène décarboné importé, l’autre dit « nucléaire dominant », où l’éolien et le photovoltaïque sont remplacés par du nucléaire, sans besoin d’apport extérieur d’hydrogène.
Dans ce dernier mix, le coût de l’électricité est moins de la moitié de celui du premier.
Ce résultat est cohérent avec celui de l’étude AEN-OCDE de 2019 [1] qui conclut que lorsque le taux de pénétration d’éolien et de photovoltaïque dans un mix électrique atteint ≈ 75 %, le coût de l’électricité est multiplié par environ ≈ 1,9.
On ajoutera que le mix « 100 % renouvelables » étudié ne peut fonctionner sans importations massives d’hydrogène décarboné, créant une dépendance géostratégique problématique dans un monde dangereux, alors que le mix nucléaire est autonome et peut au contraire en exporter.
Ce résultat peut être débattu : l’étude fournit les arguments justifiant les analyses techniques et économiques présentées ; elle cite l’ensemble des hypothèses retenues ; l’outil de simulation utilisé est à la disposition du lecteur sur Internet.
Pour aller plus loin, la méthode utilisée dans cette étude permet de comparer des mix de production d’électricité qui comportent plus ou moins de nucléaire, plus ou moins d’éolien et de photovoltaïque.
L’impasse des réseaux électriques « 100 % renouvelables », Sauvons le Climat, Georges Sapy - Henri Prévot, 31 mars 2026, 19 pages
