Un plan de réduction des émissions du chauffage au bois a été lancé en 2021 par le ministère de la Transition Écologique, avec un objectif de diminution entre 2020 et 2030 de 50 % des émissions annuelles de particules PM2,5 associées à ces émissions dans les territoires les plus pollués. Dans ce cadre, l’Anses a été saisie par les pouvoirs publics pour améliorer les connaissances sur l’impact sanitaire des particules issues de la combustion du bois dans les appareils de chauffage domestique utilisés par les ménages (hors chaufferies biomasse utilisées dans le collectif) : poêle à bûches ancien ou récent, poêle à granulés, cheminée à foyer ouvert, insert ou chaudière au bois.
Pour atteindre l’objectif de réduction entre 2020 et 2030 de 50 % des émissions de PM2,5 liées au chauffage au bois dans les territoires les plus pollués, l’Anses recommande aux pouvoirs publics de renforcer la dynamique déjà engagée, en tenant compte des spécificités territoriales.
Elle propose ainsi des recommandations complémentaires à celles existantes, dont celles de l’ADEME, à considérer dans le cadre du prochain plan national de réduction des émissions de polluants atmosphériques, comme par exemple de vérifier et de maintenir dans le temps les performances des appareils de chauffage au bois et de renforcer la sensibilisation et l’information des usagers aux bonnes pratiques pour limiter les émissions de polluants.
Chauffage domestique au bois, pollution de l’air et effets sur la santé - Avis de l’Anses - Rapport d’expertise collective Février 2026, Anses, février 2026, 716 pages
