Principales avancées du G7 Environnement

La réunion des ministres de l’Environnement du G7 s'est tenue les 23 et 24 avril à Paris.

À l’issue de deux jours de travaux à Paris, la France conclut le G7 Environnement sur un résultat solide et significatif : l’adoption de sept déclarations.

Dans un contexte international marqué par la montée des tensions, le durcissement des rapports de force et l’affaiblissement des compromis multilatéraux, ce résultat n’était pas acquis. Il témoigne d’un choix clair porté par la présidence française : refuser l’impuissance, préserver l’unité du G7 et obtenir des avancées concrètes là où elles étaient possibles.

Alors que les négociations environnementales se heurtent aujourd’hui à des divergences croissantes, la France a assumé une ligne de responsabilité : ne pas organiser le désaccord, mais construire des convergences utiles, en tenant fermement le cap de l’action.

Les sept déclarations adoptées traduisent cette ambition et actent des avancées substantielles autour de priorités stratégiques :

  • Une déclaration chapeau qui reprend l’ensemble de ces accords ;
  • Sécurité et environnement : inscription au cœur de l’agenda international du lien entre désertification, dégradation des terres, raréfaction de l’eau et déstabilisation des sociétés ; Biodiversité et financements : lancement de l’Alliance pour le financement de la nature et des peuples, pour changer d’échelle dans la mobilisation des capitaux publics et privés ;
  • Océan : avec deux déclarations, l’une avec des engagements concrets pour améliorer la gestion effective des aires marines protégées, l’autre pour intensifier la lutte contre la pêche illégale ;
  • Eau et santé environnementale : renforcement de la coopération face à la pression croissante sur la ressource et aux pollutions émergentes, notamment les substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées (appelées « PFAS ») et les microplastiques ;
  • Adaptation et résilience : mobilisation des États autour de la résilience du secteur immobilier et de la protection des territoires face aux catastrophes naturelles.

Ces résultats traduisent une conviction forte portée par la France : l’écologie est désormais au cœur des équilibres de puissance, de stabilité et de sécurité. Elle ne peut être reléguée au second plan. Elle est une condition de souveraineté, de résilience et de protection des populations.

La dynamique engagée à Paris se poursuivra à l’occasion des prochaines échéances internationales, ainsi que dans les initiatives portées par la France dans les semaines à venir, notamment sur la réduction des émissions de méthane lors d’un événement de haut niveau le 4 mai.

La France continuera d’agir pour rassembler, protéger et transformer.

Retrouvez en ligne les déclarations :


Conférence de haut niveau sur le méthane

À l’occasion de sa présidence du G7, la France a organisé le 4 mai 2026 à Paris une conférence internationale de haut niveau consacrée à la réduction des émissions de méthane, réunissant ministres, décideurs publics, acteurs économiques, institutions financières, experts scientifiques et représentants de la société civile.

Dix ans après l’Accord de Paris, cet événement vise à accélérer la mobilisation mondiale dans les principaux secteurs émetteurs : énergie, déchets et agriculture. Responsable d’environ un tiers du réchauffement climatique actuel, le potentiel de réchauffement du méthane est plus de 80 fois supérieur à celui du CO₂ sur 20 ans.

Malgré les engagements internationaux, les émissions mondiales de méthane restent à un niveau trop élevé. La conférence a ainsi permis de réaffirmer l’urgence d’intensifier les efforts.

Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature, a appelé à une mobilisation collective autour de trois priorités :

  • Accélérer les réductions des émissions de méthane dans les secteurs clés, en particulier dans l’énergie, où des réductions rapides et à faible coût peuvent être réalisées ;
  • Renforcer la transparence et la mesure des émissions, grâce aux nouvelles technologies permettant d’identifier précisément les sources de pollution ;
  • Déployer des solutions concrètes et des cadres réglementaires ambitieux, à l’image de la réglementation européenne entrée en vigueur en 2024.

Ces priorités ont notamment donné lieu à plusieurs engagements concrets annoncés lors de la conférence, ainsi que nourrit la dynamique d’action.

L’initiative Oil and Gas Methane Partnership 2.0, qui rassemble les entreprises du secteur pétrolier et gazier qui s’engagent à appliquer les standards les plus stricts sur les fuites de méthane, continue de s’étendre et couvre désormais près de la moitié de la production mondiale de pétrole et de gaz. Par ailleurs, une nouvelle base de données mondiale sur les émissions des mines de charbon est désormais disponible, renforçant la transparence et le suivi des émissions à l’échelle internationale.

Dans le secteur de l’énergie, l’International Methane Emissions Observatory (IMEO) a confirmé l’extension du système mondial d’alerte et de réponse aux émissions de méthane, MARS (Methane Alert and Response System), aux secteurs du charbon et des déchets, en plus du pétrole et du gaz. Cette extension renforce la capacité internationale de détection et de réponse aux fuites de méthane.

Sur la transparence et la mesure des émissions, un partenariat entre le Programme des Nations Unies pour l’environnement et l’Agence internationale de l’énergie continue à renforcer son système commun de traitement des alertes satellites. L’objectif est d’accélérer le passage de la détection à la réponse opérationnelle sur le terrain.

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